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Julie Nguyo
@jnguyo
Fri, 25 Oct 2024

ADFF - Africa Documentary Film Fund

INTRODUCTION

Reports

As with the military regime that persisted for a long time in Libya, the Sudanese regime has not helped improve the film or audiovisual domains. The creation of the public TV in 1963 marked the beginning of film production. Despite the hegemonic state, the first generation was able to achieve good quality fiction, documentary and experimental films.

In 1989 the military regime allied with the Islamists, and, since support of the latter was fundamental to the existence of the regime, nearly everything connected with cinema suddenly stopped. Dozens of movie theatres were closed, and today there is only one that remains. In 1991 the government dissolved all the institutions in charge of film production: the national cinematography center, the cinema sector in the ministry of culture, the cinema unit of the national channel and the only cinema club that existed for 20 years. Even though the state controls TV production, it does not escape the censorship of the fundamentalists. There is a joke that a film has been censored under the pretext that the behind of an ostrich is exciting.

The Sudan Film Group contacted the newly trained filmmakers (in Moscow, London, Cairo and so on), however, it has been under surveillance. The majority of the filmmakers have been exiled to Egypt, Great Britain, and Gulf countries. Once there, some of them have managed somehow to produce successful productions known as The Cinema of Exile. They are mainly shorts, fiction and documentary films. Although in exile, some filmmakers try to maintain ties with the country and cooperate with the new generation in the Sudan to rebel against the status quo.

The only network which succeeded in taking the initiative is composed of filmmakers such as, Tala Afifi, a young filmmaker who grew up in Germany, Arrej Zarouq, a young man who received training in Egypt and others. They are the ones who animate the Sudan Film Factory (SFF). They are supported by the Khartoum Goethe Institute and by Arab and European funds as well. It is the only establishment which organises film activities. It attempts to produce, organise screenings and workshops.

With help from the Goethe Institute, six short documentary films have been produced during training sessions. They were selected in several festivals abroad. This allowed them to cross the bridge with other countries, especially in North Africa.

As with the other Arab filmmakers and producers, Sudanese have access to the MENA fund, but few of the young filmmakers have any experience in writing and developing film projects. The Egyptian group SEMAT helps to organise regular training workshops at the Goethe Institute in Khartoum. At the same time, SFF is developing a sustainable and educational cinema structure.

Beside the activities of this group and the European Film Week which organises and screens at the French Cultural Institute, Goethe Institute and the British Cultural Council, there is a near complete absence of the cinema in the country. This film week, however, receives thousands of spectators which shows an urgent need for access to cinema.

Recommendations:

  • Help the SFF to create a sustainable training structure in all departments of production and filmmaking.

  • Production and funding support for the filmmakers in exile.

  • Networking with the Egyptian and African collectives.

  • Help to create a collective in another region, such as at Omdurman which is the second biggest city.

  • Create an online data base so that other regions will be able to access the national and foreign productions without being censured or censored.

Julie Nguyo
@jnguyo
Fri, 25 Oct 2024

ADFF - Africa Documentary Film Fund

INTRODUCTION

Reports

Comme en Lybie, le régime militaire qui a perduré en Soudan n’a pas aidé le développement des secteurs du cinéma et de l’audio-visuel. La production cinématographique a commencé en 1963 avec la création de la TV publique. Malgré la fragilité et le contrôle d’Etat, la 1ère génération a réussi la réalisation de films d’un bon niveau, notamment des courts métrages fiction, documentaire et expérimental.

En 1989 le régime militaire s’est allié aux islamistes, devenus incontournables, et tout s’est brusquement arrêté. Des dizaines de salles de cinéma ont été fermées et aujourd’hui il n’en reste plus une d’ouverte. En 1991, le gouvernement a dissout toutes les institutions en charge de la production cinéma: le centre cinématographique national ; le service cinéma du ministère de la culture ; l’unité cinéma de la TV nationale… puis aussi l’unique ciné-club qui existait depuis 20 ans. Même la production TV contrôlée par l’Etat lui-même, n’échappe pas à la censure intégriste. Pour l’anecdote, celle-ci a censuré un film court animalier sous prétexte que le derrière d’une autruche était provoquant.

La dynamique « Sudanese Film Group », qui regroupait les réalisateurs fraîchement formés (à Moscou, Londres, Le Caire…), s’est définitivement mise en veille. La majorité des cinéastes se sont exilés vers l’Egypte, la Grande Bretagne et les pays du Golfe Arabe. Là-bas certains d’entre eux ont réussi tant bien que mal leur production connue au Soudan sous le nom du « cinéma de l’exil ». Ce sont principalement des courts métrages fiction et documentaire.

Depuis l’exil, certains réalisateurs tentent de maintenir les liens avec le pays et d’organiser la résistance avec la nouvelle génération vivant sur place. L’unique réseau qui a réussi à s’implanter est l’initiative d’un jeune réalisateur qui a grandi en Allemagne (Talal Afifi). Avec un autre jeune formé en Egypte (Areej Zarouq) et d’autres, ils animent le collectif Sudan Film Factory (SFF). Ils sont largement soutenus par le Goethe Institut de Khartoum, ainsi que par des aides arabes et européennes.

C’est l’unique structure grâce à laquelle se réalisent le peu d’activités cinématographiques. Elle tente à la fois de produire, d’organiser des projections et des ateliers de formation. Les 6 courts métrages, principalement documentaires, qu’ils ont réussi à co-produire, avec le Goethe Institut ont été sélectionnés dans plusieurs festivals à l’étranger. Ceci leur a permis de jeter les ponts avec d’autres expériences similaires, notamment dans les pays d’Afrique du nord. En effet, le collectif égyptien « SEMAT » les aide à encadrer des sessions de formation régulières au Goethe Institut de Khartoum, avec l’aide de celui-ci. SFF est parallèlement en train de développer une structure d’enseignement durable du cinéma.

En dehors des activités de ce collectif et de « La semaine du film européen » organisée et projetée dans les instituts culturels de France, Allemagne et du British Council, il n’y a aucune trace de cinéma dans le pays. Cette dernière accueille des milliers de spectateurs, preuve d’une demande urgente pour l’accès au cinéma.

Recommandations

Aide à l’action de SFF pour la mise en place d’une structure durable de formation, dans tous les secteurs de la production et de la réalisation. Soutien à la production des réalisateurs en exil et mise en réseau avec SFF. Mise en réseau avec les autres collectifs africains. Aide à la création d’un autre collectif dans une autre région, notamment à Omdurman la 2ème grande ville. Création d’une base de données sur le web. Elle permettrait l’accès des autres régions aux productions nationales et étrangères, tout en évitant la censure.