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Julie Nguyo
@jnguyo
Fri, 25 Oct 2024

ADFF - Africa Documentary Film Fund

INTRODUCTION

Reports

L’histoire du cinéma en Guinée Bissau s’inscrit dans un cadre similaire à celui des autres PALOP : celui d’un Etat révolutionnaire fort à parti unique décidé à prendre en charge l’organisation et le contrôle du secteur à des fins idéologiques et politiques. Les premières productions nationales ont vu le jour dans la seconde moitié des années 70. Il s’agit des courts- métrages documentaires de 1976 : O REGRESSO DE CABRAL (1976) et ANOS NA OÇA LUTTA, coréalisations de Sana Na N’Hada et Flora Gomes, les deux uniques réalisateurs du pays jusqu’à une date très récente. Sana Na N’Hada persiste dans le genre documentaire avec deux autres productions avant de passer à la fiction. Dès les premières années de l’indépendance est créé l’Institut National de Cinéma, qui ne sera jamais doté des moyens nécessaires pour appuyer réellement le développement d’une ciné- matographie nationale. Celle-ci est le résultat du par- cours de combattants de Sana Na N’Hada et surtout de Flora Gomes et ses fictions reconnues à l’échelle internationale. Fermé au milieu des années 80, l’INC a été réactivé en 2003 dans l’objectif de relancer toutes les activités liées au cinéma, à commencer par la réouverture de salles. Cependant la situation politique extrêmement instable en Guinée depuis 98 laisse pour l’instant peu d’espoir quant à la mise en place d’un système organisé du secteur de la part de l’Etat.

La production nationale compte à peine une quinzaine de films, et seulement 4 documentaires ont été réalisés depuis les années 2000 : BISSAU D’ISABEL de Sana N’Hada (2005), la coréalisation de Flora Gomes et de Diana Andriga, AS DUAS FACES DA GUERRA (2007) et ceux de deux nouveaux venus dans le secteur, ZÉ CARLOS SCHWARTZ – A VOZ DO POVO (2005) de Adulai Jamanca et O RIO DA VERDADE (2009) de Domingos Sanca, produit dans le cadre du programme Doc TV CPLP. D’autres jeunes réalisateurs comme Geraldo Manuel de Pina, Suleimane Biai ou Waldir Araújo, ont tenté de développer leurs projets doc- umentaires, présentés aux rencontres Tenk d’Africadoc à Gorée, mais les films n’ont pas abouti pour le moment. Cela témoigne cependant de l’émergence d’une nouvelle génération attirée par le documentaire.

Quant à Sao Tomé, si elle parfois terre d’accueil pour la réalisation de quelques documentaires étrangers et quelques cycles de cinéma des PALOP, sa propre pro- duction est quasiment nulle. On ne citera que le film de Felisberto Branco, TCHILOLI, REALIDADE DE UM POVO (2009) réalisé lui aussi dans le cadre du programme Doc TV CPLP.